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Parmi les scale-up identifiées dans l'étude Stripe-Tech.eu, elles sont les moins connues dans l'Hexagone, mais se distinguent par leur folle croissance.

Les champions de la Tech européenne se distinguent au moins sur un point : leur capacité à grandir parfois dans l'ombre du public français avant de devenir des géants. C'est pourquoi, parmi les entreprises les mieux financées sur le continent et identifiées dans l' étude Stripe-Tech.eu , certaines demeurent encore méconnues du grand public et en dehors de leur propre écosystème. C'est le cas notamment de Klarna, OutSystems et OakNorth.

 

Klarna, fintech la mieux valorisée en Europe

Avec un total de 1,2 milliard de dollars levés depuis 2005, Klarna n'est évidemment pas un inconnu dans le paysage de la tech européenne. C'est même la fintech  la mieux valorisée du continent avec 5,5 milliards de dollars… Mais pour l'entreprise fondée par Niklas Adalberth, Sebastian Siemiatkowski et Victor Jacobsson le marché français n'est pas une priorité. Avec un tel financement et des investisseurs stars de la Silicon Valley (Sequoia, Dragoneer), cette pépite suédoise s'est tournée vers les Etats-Unis. Elle y développe sa solution de paiement pour les acteurs du e-commerce. Elle leur propose de leur payer les transactions effectuées par leurs clients afin que ces derniers ne puissent régler qu'après une quinzaine de jours si le produit leur convient.

 

Le marchand est directement payé par Klarna qui assume les modalités de paiement en plusieurs fois, mais aussi les risques de fraude ou de retard. La jeune entreprise revendique 60 millions de clients via les 130.000 commerçants qui utilisent ses services, et une part de marché de 10 % du commerce électronique en Europe du Nord. Parmi les entreprises qui utilisent Klarna, on retrouve H&M (entré au capital en 2018), Asos, Superdy ou Sonos.

 

OutSystems, pionnier des plate-formes low-code

Le secteur sur lequel évolue la start-up née au Portugal en 2001 est l'un de ceux qui attirent le plus les investisseurs en capital-risque. Elle permet de créer et mettre à jour des applications métiers sans que cela ne nécessite de longs mois d'intégration, et d'y intégrer ses propres codes personnalisés si besoin. Sa technologie permet d'intégrer des composants par un simple glisser-déposer, levant ainsi des freins au développement de sites et d'applications en phase avec la demande du marché. 

 

Si  ce pure-player du « low-code » est distribué en France par des intégrateurs, c'est surtout aux Etats-Unis qu'il réalise une grande partie de son chiffre d'affaires, estimé à plus de 100 millions d'euros annuels. Il y a d'ailleurs installé son siège social, à Atlanta, dans la foulée d'un investissement à la fin des années 2000. Au total, OutSystems a réuni 422 millions de dollars, et sa dernière levée (360 millions) effectuée en 2018 auprès de Goldman Sachs et Kohlbert Kravis Roberts la valorise au-delà du milliard de dollars.

 

OakNorth, pour mieux prêter aux PME

De l'autre côté de la Manche, il n'y a pas que Monzo et Revolut . Si les deux stars des néobanques européennes sont les plus citées parmi les scale-up les plus prometteuses, OakNorth est celle qui est la mieux financée à ce jour, avec un total de 1 milliard de dollars, dont un dernier tour à 440 millions mené par le géant Softbank Vision Fund. 

 

Créée en 2015, sa croissance est phénoménale. Elle dégageait déjà 10,6 millions de livres Sterling de bénéfice annuel dès son deuxième exercice. OakNorth a développé une technologie lui permettant de prêter, ou à d'autres établissements, des fonds à des PME. Cette fintech s'appuie sur l'analyse des données de masse et l'intelligence artificielle afin d'établir des notes à destination des prêteurs, mais aussi pour structurer les informations pour les emprunteurs afin de détecter plus rapidement d'éventuels problèmes.

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