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Agência para o Investimento e Comércio Externo de Portugal

CABEÇALHO

Le nouveau campus de la Nova School of Business and Economics a été conçu pour servir d'écrin à la coopération entre étudiants, enseignants-chercheurs et entreprises du monde entier. Il figure ce que pourrait être l'enseignement supérieur de demain.

Ses baies vitrées cyclopéennes symbolisent l'ouverture sur tous les horizons. Ses 3.200 étudiants de 70 nationalités différentes sont la preuve de sa dimension internationale. Et ses installations ultramodernes, dont un foisonnement d'espaces favorisant les interactions formelles et informelles, témoignent de sa vision avant-gardiste de l'enseignement supérieur.~

 

Le nouveau campus de la Nova School of Business and Economics (Nova SBE), inauguré en 2018 à Carcavelos, sur la municipalité de Cascais, est l'une des illustrations du renouveau du Portugal. « Le site précédent, implanté à Lisbonne dans un ancien collège jésuite du XIXe siècle, incarnait une approche passéiste de la formation. Les nouveaux bâtiments, eux, génèrent une ambiance de start-up et sont tournés vers l'avenir », résume le doyen, Daniel Traça.

 

Financements

En 2008, alors que cette université publique célèbre ses trente ans d'existence, le besoin d'espace et la nécessité de déménager donnent lieu à une réflexion plus vaste sur la transformation de l'établissement. L'internationalisation, déjà bien engagée, apparaît comme un vecteur d'opportunités. « Nous avions perçu le mouvement global du changement avec, du côté des étudiants, une appétence grandissante pour la mobilité et, concernant l'enseignement et la recherche, la nécessité de collaborer avec d'autres écosystèmes », explique Daniel Traça.

Nous avions perçu le mouvement global de changement avec, du côté des étudiants, une appétence grandissante pour la mobilité. 

 

Bien que le Portugal fût frappé de plein fouet, en 2010, par la crise économique, le projet de campus n'a pas été abandonné. Au contraire, les financements pleuvent : 50 millions d'euros levés auprès d'entreprises et de particuliers, 16 millions auprès de la Banque européenne d'investissement… « Dans le contexte de dépression générale, cette initiative ambitieuse en faveur d'un avenir meilleur a suscité l'intérêt », se souvient Daniel Traça, ajoutant que la campagne de crowdfunding « a permis à Nova SBE de tisser des liens inédits avec les acteurs économiques ».

 

Partenariats

En effet, outre l'internationalisation de ses masters, qui comptent 54 % d'étudiants étrangers (dont les candidatures ont bondi de 30 % en 2020), la stratégie de développement repose sur d'autres piliers… D'une part, Nova SBE est engagée dans une démarche partenariale avec les entreprises pour faire évoluer l'enseignement supérieur, la formation continue, la recherche, l'accès aux stages et à l'emploi.

 

Pour exemple, le français BNP Paribas, partenaire d'un programme de master, participe à l'enseignement et finance une bourse pour les étudiants ; l'allemand Adidas vient recruter sur place ; le canadien Westmont Hospitality Group y invente le tourisme et l'hôtellerie de demain ; la banque espagnole Caixa y développe des programmes en faveur de l'économie sociale et solidaire…

 

Interdisciplinarité

D'autre part, l'école de commerce a fait de l'interdisciplinarité sa marque de fabrique. « Nos masters ne sont pas adaptés aux seuls titulaires de licences en économie et gestion. Ils accueillent aussi des diplômés en droit, chimie, architecture… car ils sont conçus pour intégrer la diversité », précise Daniel Traça, insistant également sur le positionnement numérique et durable de l'enseignement.

 

Résultat, Nova SBE ne cesse de gagner des places dans le classement des masters en management du « Financial Times », et le taux d'employabilité de ses étudiants est de 100 % six mois après l'obtention du diplôme. « Cela valide notre modèle qui prépare les jeunes à évoluer dans un environnement international et interdisciplinaire, et qui prône un business non centré sur la finance et le marketing, mais emprunt de responsabilité, de solidarité et de coopération », conclut Daniel Traça.

 

Julie Le Bolzer

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